Les autorités nicaraguayennes ont procédé à la libération d’une quarantaine de prisonniers politiques, selon plusieurs militants de l’opposition qui affirment que les personnes concernées resteront toutefois assignées à résidence et devront se présenter régulièrement à la police.
Parmi les libérés figure José Alejandro Hurtado, militant arrêté en janvier selon la Commission interaméricaine des droits de l’homme. Des responsables de partis d’opposition ont indiqué que de nombreuses familles n’avaient plus eu de contact avec leurs proches détenus depuis des mois, voire des années.
Cette mesure intervient dans un contexte de répression persistante contre les voix dissidentes. Les groupes d’opposition estiment qu’avant ces libérations, plus de 70 prisonniers politiques étaient encore incarcérés, parmi lesquels des militants sociaux et des leaders étudiants.
Les autorités n’ont pas commenté immédiatement cette décision, tandis que les organisations de défense des droits humains appellent à la fin des poursuites politiques et à la libération de toutes les personnes détenues pour motifs liés à la dissidence.