Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé lundi à la mise en place d’une architecture de sécurité internationale renouvelée, estimant que l’ordre mondial établi après la Seconde Guerre mondiale est profondément fragilisé.
S’exprimant à Genève, il a déclaré que le monde traversait « une période de chaos et de changement », soulignant que le système qui a structuré les relations de sécurité pendant près de huit décennies est désormais « en pleine mutation ». Selon lui, les mécanismes actuels peinent à répondre aux conflits prolongés, aux rivalités entre grandes puissances et aux menaces émergentes.
Le chef de l’ONU a évoqué l’accumulation de crises – guerres régionales, tensions géopolitiques, prolifération des armes, dérèglement climatique et instabilité économique – qui mettent à rude épreuve les institutions multilatérales. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération internationale et de moderniser les structures de gouvernance mondiale.
António Guterres plaide de longue date pour une réforme du Conseil de sécurité, jugé inadapté aux réalités géopolitiques actuelles. Plusieurs États membres réclament une représentation plus équilibrée et une limitation de l’usage du droit de veto, mais les discussions restent sensibles.
Dans un contexte marqué par des conflits persistants et des alliances mouvantes, le secrétaire général a exhorté les États à privilégier le dialogue et à réinvestir dans le multilatéralisme afin d’éviter une fragmentation accrue de l’ordre international.