L’Australie révoque le visa d’un Britannique accusé d’avoir affiché un symbole nazi (AP)
L’Australie révoque le visa d’un Britannique accusé d’avoir affiché un symbole nazi (AP)

L’Australie a annulé le visa d’un ressortissant britannique après qu’il a été accusé d’avoir exhibé un symbole nazi interdit, a annoncé mercredi le ministre australien de l’Immigration. Cette décision s’inscrit dans un contexte de durcissement des autorités face aux actes antisémites, quelques semaines après une fusillade meurtrière survenue lors d’une célébration juive à Bondi Beach.

Selon les autorités, l’homme, âgé de 43 ans, a été inculpé le 8 décembre pour avoir affiché un symbole nazi et incité à la violence contre la communauté juive sur le réseau social X. La Police fédérale australienne a précisé que ces faits entraient en violation directe de la législation australienne interdisant les symboles et la propagande nazis.

Le ministre de l’Immigration a justifié l’annulation du visa en affirmant que l’Australie ne tolérerait pas la présence sur son sol de personnes accusées de promouvoir la haine ou la violence. Il a souligné que le pays entendait utiliser tous les leviers juridiques disponibles pour lutter contre l’antisémitisme et les idéologies extrémistes.

Cette affaire intervient dans un climat particulièrement sensible, après une attaque armée ayant visé une célébration juive de Hanoukka à Bondi Beach, à Sydney. Cet événement a profondément choqué l’opinion publique et conduit les autorités à renforcer leur discours et leurs mesures contre les discours de haine.

Le gouvernement australien a récemment multiplié les initiatives pour réprimer l’antisémitisme, notamment par un renforcement des lois existantes et une coopération accrue entre les services de police et les plateformes de réseaux sociaux. Les responsables politiques estiment que la diffusion de symboles nazis et d’appels à la violence constitue une menace directe pour la cohésion sociale.

L’homme concerné par la révocation du visa risque désormais l’expulsion du territoire australien, indépendamment de l’issue de la procédure judiciaire en cours. Les autorités n’ont pas précisé à quel stade interviendrait son renvoi, celui-ci pouvant dépendre des décisions des tribunaux.

Cette décision illustre la ligne dure adoptée par Canberra face aux discours extrémistes, dans un contexte où la lutte contre l’antisémitisme et les violences à caractère idéologique est devenue une priorité nationale.

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