L’Argentine inaugure un nouveau Congrès appelé à examiner les réformes clés de Javier Milei (AP)
L’Argentine inaugure un nouveau Congrès appelé à examiner les réformes clés de Javier Milei (AP)

Le nouveau Congrès argentin ouvre une période de sessions spéciales au cours de laquelle le président Javier Milei entend accélérer plusieurs réformes économiques et institutionnelles qu’il juge essentielles pour relancer la croissance. Le chef de l’État table sur la recomposition politique issue des élections de mi-mandat pour renforcer sa capacité à faire adopter ces mesures.

Le parti au pouvoir, La Libertad Avanza, a réalisé un progrès notable lors du scrutin d’octobre, devenant la principale force minoritaire à la Chambre basse et élargissant son bloc au Sénat. Cette dynamique pourrait permettre au gouvernement de mieux surmonter la résistance de la coalition péroniste de centre gauche, majoritaire mais fragilisée.

Parmi les priorités législatives figurent l’approbation du budget national, l’assouplissement des règles encadrant l’exploitation minière dans les zones glaciaires, ainsi qu’un ensemble de réformes fiscales, pénales et du droit du travail. Les modifications envisagées visent notamment à créer davantage de flexibilité pour les employeurs en matière d’horaires, de congés et de modalités de licenciement.

Le gouvernement souhaite également durcir les peines prévues par le code pénal pour certains crimes, notamment l’homicide, dans le cadre d’un volet sécuritaire présenté comme complémentaire des réformes économiques. Selon plusieurs analystes, le contexte politique actuel offre au pouvoir exécutif une fenêtre d’opportunité pour faire avancer ces textes grâce à des alliances ponctuelles.

Les syndicats ont exprimé une opposition ferme aux changements proposés dans le droit du travail, qu’ils perçoivent comme une menace pour les protections acquises. Ils promettent d’intensifier la contestation sociale si le gouvernement persiste avant l’adoption définitive des projets de loi.

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