La Thaïlande cherche des solutions pour rapatrier jusqu’à 6 000 de ses ressortissants bloqués à la frontière avec le Cambodge, alors que les combats le long de la zone frontalière contestée entre les deux pays entrent dans leur deuxième semaine, ont indiqué les autorités mardi.
La fermeture par le Cambodge du principal poste-frontière de Poipet empêche le retour de milliers de travailleurs thaïlandais, massés dans la région depuis l’intensification des affrontements. Les violences ont déjà provoqué le déplacement de plus de 500 000 personnes et fait près de 40 morts des deux côtés de la frontière, selon des bilans officiels.
Les forces armées thaïlandaises et cambodgiennes continuent de s’affronter à plusieurs endroits le long de leur frontière terrestre longue de plus de 800 kilomètres. Malgré des appels internationaux à la désescalade, aucun signe d’apaisement n’a été observé sur le terrain, les deux camps s’accusant mutuellement d’avoir déclenché ou prolongé les hostilités.
Face à la situation humanitaire, Bangkok étudie des itinéraires alternatifs et des solutions logistiques pour permettre le retour sécurisé de ses citoyens. Les autorités ont également indiqué travailler avec des partenaires régionaux pour faciliter les opérations de rapatriement.
Dans le même temps, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) tente de jouer un rôle de médiation afin d’obtenir un cessez-le-feu. Le bloc régional espère réunir rapidement les parties concernées pour éviter une nouvelle détérioration de la situation et limiter l’impact humanitaire d’un conflit qui menace désormais la stabilité de toute la région frontalière.