La présidente de la Moldavie, Maia Sandu, a déclaré qu’elle voterait en faveur d’une unification avec la Roumanie si un référendum venait à être organisé sur cette question. Elle a expliqué cette position par la nécessité de protéger la démocratie moldave face aux pressions de la Russie.
Dans un entretien accordé au podcast britannique The Rest is Politics, la cheffe de l’État a estimé qu’il devenait de plus en plus difficile pour un petit pays comme la Moldavie de préserver sa souveraineté démocratique dans un contexte international tendu. Selon elle, une union avec la Roumanie, membre de l’Union européenne et de l’OTAN, pourrait offrir une protection accrue.
Maia Sandu accuse régulièrement Moscou de s’ingérer dans les affaires intérieures moldaves, notamment par des campagnes de désinformation et des pressions politiques. Son parti pro-européen a remporté un nouveau mandat lors des dernières élections législatives, renforçant l’orientation occidentale du pays.
La présidente reconnaît toutefois que cette option ne fait pas consensus. Environ 1,5 million de Moldaves possèdent la nationalité roumaine, mais les sondages récents indiquent qu’à peine un tiers de la population soutiendrait une réunification avec Bucarest. Maia Sandu admet que l’adhésion à l’Union européenne constitue, à ce stade, un objectif plus réaliste.
Le gouvernement moldave vise une entrée dans l’UE à l’horizon 2030, un processus qui nécessitera d’importantes réformes économiques et institutionnelles. La Moldavie, frontalière de l’Ukraine, a été rattachée à la Roumanie durant l’entre-deux-guerres avant d’être annexée par l’Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale, puis de devenir indépendante en 1991.