La Grèce et Israël renforcent leur coopération en matière de lutte anti-drones et de cybersécurité
La Grèce et Israël renforcent leur coopération en matière de lutte anti-drones et de cybersécurité

La Grèce va intensifier sa coopération avec Israël dans les domaines des systèmes anti-drones et de la cybersécurité, a annoncé mardi le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, à l’issue d’une rencontre à Athènes avec son homologue israélien, Israel Katz.

« Nous avons convenu d’échanger nos points de vue et notre savoir-faire afin de pouvoir faire face aux drones, et en particulier aux essaims de véhicules sans pilote, ainsi qu’aux groupes de véhicules sous-marins autonomes », a déclaré Nikos Dendias lors d’une intervention conjointe avec Israel Katz. Il a ajouté que les deux pays travailleraient également ensemble pour se préparer à « intercepter les cybermenaces ».

Athènes et Tel-Aviv entretiennent déjà des relations étroites sur les plans diplomatique, économique et militaire. Les deux pays exploitent conjointement un centre d’entraînement aérien en Grèce et ont multiplié les exercices militaires communs ces dernières années.

La Grèce a par ailleurs approuvé l’an dernier l’achat de 36 systèmes d’artillerie de roquettes PULS de fabrication israélienne pour un montant d’environ 650 millions d’euros. Elle est également en discussions avancées avec Israël pour le développement d’un système de défense aérienne et anti-drones multicouche, incluant des capacités antibalistiques, pour un coût estimé à près de 3 milliards d’euros.

De son côté, Israel Katz a souligné une convergence stratégique plus large entre les deux pays. « Nous sommes tout aussi déterminés à ne pas permettre à des acteurs cherchant à saper la stabilité régionale de s’implanter par le terrorisme, l’agression ou des groupes armés interposés, que ce soit en Syrie, à Gaza ou en mer Égée », a-t-il déclaré.

Les deux ministres n’ont pas explicitement désigné les menaces visées par cette coopération renforcée, qu’il s’agisse de drones ou de cyberattaques. Toutefois, la Grèce comme Israël considèrent la Turquie comme un facteur central de leurs préoccupations sécuritaires régionales.

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