La Garde nationale vénézuélienne a commis des crimes contre l’humanité pendant plus d’une décennie, selon un rapport de l’ONU (AP)
La Garde nationale vénézuélienne a commis des crimes contre l’humanité pendant plus d’une décennie, selon un rapport de l’ONU (AP)

Une mission d’enquête des Nations unies affirme que la Garde nationale bolivarienne du Venezuela a commis des crimes contre l’humanité pendant plus de dix ans, ciblant en toute impunité des opposants politiques et des civils perçus comme critiques envers le gouvernement. Le rapport décrit un schéma d’abus systématiques, incluant des perquisitions arbitraires et des violences répétées dans le contexte des tensions politiques du pays.

Selon les enquêteurs, la Garde nationale a joué un rôle central dans les opérations menées après les élections de 2024, notamment des raids au domicile de détracteurs du gouvernement. Des survivants ont témoigné de passages à tabac, de menaces de mort et d’actes d’intimidation visant à obtenir des aveux forcés ou à dissuader toute forme de mobilisation.

Le rapport documente également des cas de torture et de violences sexuelles dans des centres de détention contrôlés par la Garde nationale, en les qualifiant de pratiques récurrentes et organisées. Les enquêteurs estiment que ces méthodes visaient non seulement à punir les opposants, mais aussi à maintenir un climat de terreur pour réduire toute contestation.

Le gouvernement de Nicolas Maduro a rejeté les conclusions du précédent rapport onusien, le qualifiant de fabrication hostile. Les experts de l’ONU affirment toutefois que les informations recueillies démontrent une politique systématique d’abus, étayée par des témoignages concordants et des preuves matérielles.

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