Le bureau chinois de la sécurité nationale à Hong Kong a averti samedi les médias étrangers de ne pas diffuser de « fausses informations » ni de « diffamer » la gestion gouvernementale du pire incendie qu’ait connu la ville depuis près de huit décennies.
Cette mise en garde intervient à la veille des élections du Conseil législatif, dans un climat déjà tendu après la mort d’au moins 159 personnes dans l’incendie du complexe résidentiel de haute altitude Wang Fuk Court, à Tai Po.
Selon le Bureau de la sauvegarde de la sécurité nationale, plusieurs médias internationaux non identifiés publiquement ont été convoqués afin de recevoir des reproches concernant leur couverture jugée « inexacte » ou « trompeuse ». Les autorités affirment que certains reportages porteraient atteinte aux efforts déployés par le gouvernement local pour répondre à la catastrophe.
La tragédie, l’une des plus graves de l’histoire récente du territoire, a suscité de vives critiques sur les normes de sécurité, les inspections de bâtiments et la transparence des autorités. Les tensions sont amplifiées par la nature hautement politique du scrutin prévu dimanche, présenté par Pékin comme un pas supplémentaire vers la stabilisation du système institutionnel hongkongais.
Le Bureau a déclaré qu’il continuerait à surveiller les « activités susceptibles de menacer la sécurité nationale », appelant les correspondants étrangers à « respecter les faits » et à éviter toute couverture médiatique susceptible de « déformer la réalité » ou de provoquer « une inquiétude publique injustifiée ».