Les autorités israéliennes ont annoncé mercredi que les restes humains transmis la veille par le Hamas ne sont liés à aucun des deux derniers otages décédés encore retenus dans la bande de Gaza. Selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’analyse médico-légale conduite au Centre national de médecine légale a conclu que les éléments reçus « ne sont liés à aucun des otages décédés ».
Ces restes avaient été remis par le Hamas via la Croix-Rouge, qui les avait décrits comme appartenant à l’un des otages décédés, conformément aux engagements pris dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu conclu en octobre avec le soutien des États-Unis. L’armée israélienne avait envoyé les éléments pour examen, les qualifiant de « découvertes » dans l’attente des analyses.
L’annonce israélienne jette une nouvelle ombre sur la mise en œuvre de l’accord, déjà fragilisé par des accusations mutuelles de violations et par l’absence de progrès sur la localisation des derniers otages. En réaction, les Brigades Al-Qods — la branche armée du Jihad islamique palestinien, alliée du Hamas — ont indiqué mercredi soir qu’elles poursuivaient des recherches dans le nord de Gaza pour retrouver le corps d’un otage, en coordination avec une équipe de la Croix-Rouge.
Ce nouvel épisode met en lumière la difficulté des efforts visant à résoudre la question des otages, devenue l’un des sujets les plus sensibles du conflit en cours. Alors que les familles des victimes réclament des réponses claires et un engagement diplomatique renforcé, l’incertitude entourant l’authenticité des restes remis complique davantage une situation déjà profondément tendue.