Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé samedi l’arrestation d’un ressortissant étranger soupçonné d’espionnage au profit d’Israël, selon l’agence de presse semi-officielle Tasnim. L’interpellation a été menée par le service de renseignement du Corps des Gardiens de la révolution islamique, sans que l’identité ni la nationalité du suspect ne soient précisées à ce stade.
Les autorités iraniennes n’ont fourni aucun détail sur les circonstances exactes de l’arrestation, ni sur les preuves avancées pour étayer les accusations d’espionnage. Aucun commentaire officiel n’a été émis du côté israélien concernant cette annonce.
Cette arrestation intervient dans un contexte de fortes tensions internes en Iran, où des manifestations se sont multipliées depuis le 28 décembre. Initialement déclenchées par la hausse du coût de la vie et une inflation persistante, ces protestations ont rapidement pris une dimension politique, avec des slogans visant directement le pouvoir en place.
Les autorités iraniennes accusent régulièrement des puissances étrangères, en particulier les États-Unis et Israël, d’alimenter ou de manipuler ces mouvements de contestation. Téhéran affirme que des réseaux d’espionnage et d’influence étrangers chercheraient à déstabiliser le régime.
Ces dernières semaines, les forces de sécurité ont renforcé leur dispositif à travers le pays, procédant à de nombreuses arrestations liées, selon les autorités, à des activités d’espionnage, de sabotage ou de propagande hostile. Les organisations de défense des droits humains dénoncent de leur côté une répression accrue contre les manifestants et les opposants.
L’annonce de cette arrestation s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de communication sécuritaire du pouvoir iranien, qui cherche à présenter les troubles actuels comme le résultat d’ingérences extérieures plutôt que comme une contestation interne de grande ampleur.