Les autorités indonésiennes ont tiré la sonnette d’alarme mercredi face au manque criant de carburant, de nourriture et de fonds pour soutenir les opérations de secours sur l’île de Sumatra, frappée par des inondations et des glissements de terrain qui ont fait 804 morts en quelques jours. Le gouvernement central est appelé à intervenir d’urgence alors que l’ampleur de la catastrophe dépasse les capacités locales.
Les fortes pluies liées à un cyclone ont provoqué des dégâts majeurs dans trois provinces — Sumatra occidental, Sumatra septentrional et Aceh — où 634 personnes sont toujours portées disparues. Les routes coupées, les pannes d’électricité et l’accès difficile aux zones isolées compliquent l’arrivée de l’aide, tandis que des dizaines de milliers d’habitants se retrouvent privés d’abris sûrs.
À Aceh, l’un des territoires les plus touchés, 25 000 personnes ont été affectées dans la région de Nagan Raya. « Les gens tombent malades », a alerté Teuku Raja Keumangan, un responsable local interrogé par Kompas TV, précisant que les autorités n’avaient plus de budget pour poursuivre les secours. Plus au centre de la province, où 21 personnes sont mortes et 54 000 autres ont été frappées par les inondations, les réserves de carburant et de riz sont sur le point de s’épuiser.
La pression monte sur Jakarta alors que des responsables locaux demandent la déclaration d’un état d’urgence national pour accélérer l’acheminement de l’aide et débloquer des ressources supplémentaires. Le ministre indonésien concerné a assuré que le gouvernement central soutiendrait toutes les zones en détresse, mais les habitants, coupés de l’assistance depuis plusieurs jours, expriment une colère grandissante.
Cette catastrophe s’ajoute à la série d’événements climatiques extrêmes qui ont récemment touché l’Asie du Sud-Est, alimentant les critiques sur la préparation des autorités et la résilience des infrastructures face aux phénomènes météorologiques de plus en plus violents.