Indépendance écossaise : John Swinney promet un nouveau référendum en cas de majorité en mai
Indépendance écossaise : John Swinney promet un nouveau référendum en cas de majorité en mai

Le Premier ministre écossais John Swinney a affirmé qu’il demanderait l’organisation d’un nouveau référendum sur l’indépendance si son parti remportait la majorité aux élections du Parlement écossais prévues en mai. Selon lui, un tel résultat pourrait également fragiliser le mandat du Premier ministre britannique Keir Starmer.

Chef du Parti national écossais (SNP), formation indépendantiste au pouvoir en Écosse depuis près de 19 ans, John Swinney a appelé les électeurs favorables à l’indépendance à offrir à son parti une large victoire. Le scrutin de mai se tiendra en parallèle des élections du Parlement gallois et d’élections locales dans certaines régions d’Angleterre.

L’Écosse avait rejeté l’indépendance lors d’un référendum organisé en 2014, par 55 % des voix contre 45 %, mettant un terme provisoire au débat sur la fin de l’union vieille de plus de 300 ans avec l’Angleterre. Les nationalistes estiment toutefois que le vote en faveur du Brexit, intervenu deux ans plus tard malgré l’opposition majoritaire des électeurs écossais, a profondément modifié le contexte politique.

Interrogé par Sky News sur la portée d’une victoire électorale en mai, John Swinney a déclaré sans détour que celle-ci constituerait un mandat clair pour réclamer un nouveau référendum. Il a affirmé que si les Écossais souhaitent l’indépendance, le SNP doit obtenir un « très bon résultat » lors de ce scrutin.

La Cour suprême du Royaume-Uni a pourtant statué que le gouvernement écossais ne pouvait organiser un second référendum sans l’accord du Parlement britannique. Malgré cet obstacle juridique, John Swinney s’est montré convaincu que la situation politique à Londres évoluerait rapidement.

Le Premier ministre écossais a ainsi déclaré qu’il ne pensait pas que Keir Starmer resterait en fonctions d’ici la fin de l’année. Il a réaffirmé que le Royaume-Uni devait être considéré comme un partenariat d’égal à égal et que l’Écosse disposait, selon lui, d’un droit démocratique à décider seule de son avenir.

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