La militante suédoise Greta Thunberg a été arrêtée mardi à Londres lors d’une manifestation pro-palestinienne, a indiqué le groupe de campagne britannique Prisoners for Palestine. L’interpellation est intervenue alors que des rassemblements avaient lieu dans la capitale pour dénoncer la situation à Gaza.
Selon ce collectif, Greta Thunberg a été arrêtée en vertu de la législation antiterroriste après avoir brandi une pancarte sur laquelle figuraient les messages : « Je soutiens les prisonniers de Palestine Action. Je m’oppose au génocide. » Les autorités britanniques ont récemment classé Palestine Action comme organisation terroriste.
La police n’a pas immédiatement détaillé les circonstances précises de l’arrestation ni indiqué si des poursuites seraient engagées. Le gouvernement britannique, de son côté, n’a pas réagi dans l’immédiat aux demandes de commentaires sur cette interpellation très médiatisée.
Cette arrestation survient dans un contexte de fortes tensions au Royaume-Uni autour des manifestations liées au conflit israélo-palestinien. Les autorités ont renforcé les mesures de maintien de l’ordre, invoquant des impératifs de sécurité et l’application stricte des lois antiterroristes.
Figure emblématique du militantisme climatique mondial, Greta Thunberg s’est engagée ces derniers mois sur plusieurs causes internationales, notamment en exprimant son soutien aux Palestiniens. Ses prises de position ont suscité à la fois un large soutien et de vives critiques dans plusieurs pays.
L’épisode londonien illustre la sensibilité croissante des mobilisations pro-palestiniennes en Europe et le durcissement des réponses policières et juridiques. Il pourrait relancer le débat sur l’usage des lois antiterroristes dans le cadre de manifestations politiques et sur les limites de la liberté d’expression lors des rassemblements publics.