Des dizaines de milliers de Grecs se sont rassemblés samedi à Athènes et dans d’autres villes du pays pour commémorer le troisième anniversaire de la catastrophe ferroviaire de Tempi en 2023, la plus meurtrière de l’histoire nationale. À l’approche du procès pénal prévu le mois prochain, les manifestants ont exigé que toute la lumière soit faite sur les responsabilités.
À Athènes, une foule dense s’est réunie devant le Parlement. Des fleurs ont été déposées et des banderoles portant le mot « Justice » ont été brandies, tandis que les noms des 57 victimes — pour la plupart des étudiants — ont été inscrits en lettres rouges sur le sol. L’émotion reste vive dans le pays, profondément marqué par ce drame.
La mobilisation a été amplifiée par une grève de travailleurs solidaires du mouvement. Les trains et les ferries ont été immobilisés, et les transports urbains ont été perturbés, paralysant en partie les déplacements dans plusieurs villes.
La catastrophe de Tempi, survenue en 2023, avait provoqué une onde de choc en Grèce et suscité de vives critiques sur la sécurité du réseau ferroviaire et les défaillances institutionnelles. Trois ans plus tard, de nombreux citoyens estiment que les responsabilités n’ont pas été pleinement établies.
Alors que le procès doit s’ouvrir le mois prochain, les rassemblements de ce samedi traduisent une attente forte de justice et de réponses claires de la part des autorités judiciaires.