Un haut commandant militaire américain s’apprête à défendre devant les parlementaires la décision d’avoir mené une seconde frappe contre les survivants d’une opération antistupéfiants dans les Caraïbes, affirmant qu’ils demeuraient des cibles « légitimes » puisque leur navire était toujours soupçonné de transporter des stupéfiants. Selon un responsable américain cité par Reuters, l’amiral Frank « Mitch » Bradley devrait soutenir jeudi que la menace opérationnelle persistait malgré la première attaque.
L’incident remonte au 2 septembre, lorsque l’armée américaine a lancé une frappe dans les Caraïbes contre un navire présenté comme lié au trafic de drogue, causant la mort de 11 personnes présumées impliquées dans ces activités illicites. La décision de tirer de nouveau sur les survivants a toutefois suscité une vive controverse, notamment en raison des questions juridiques entourant l’usage de la force contre des individus hors de combat immédiat.
Cette deuxième frappe est examinée de près par le Congrès, alors que des critiques, y compris dans les cercles militaires, ont évoqué un possible recours disproportionné à la force pouvant violer le droit international humanitaire. L’audition de l’amiral Bradley intervient également dans un contexte de tensions accrues autour des opérations secrètes autorisées par l’administration Trump en Amérique latine.
La justification avancée par l’amiral devrait insister sur le fait que le navire n’avait pas été sécurisé et qu’il existait toujours une possibilité de résistance ou d’actions hostiles. Ses explications seront scrutées attentivement par les législateurs, qui cherchent à déterminer si les règles d’engagement ont été correctement respectées lors de l’opération.