Le ministère américain de la Justice a mis en ligne près de 8 000 documents supplémentaires liés à l’affaire Jeffrey Epstein, relançant l’attention autour de l’un des scandales judiciaires les plus sensibles des dernières décennies. Cette publication, ce mardi, intervient alors que l’institution est accusée de manquer de transparence et de ralentir volontairement la diffusion des archives.
Les nouveaux éléments comprennent un vaste ensemble de fichiers numériques, parmi lesquels de nombreux enregistrements audio et vidéo, ainsi que des images issues de dispositifs de surveillance. Certaines séquences remontent à août 2019, période durant laquelle Jeffrey Epstein avait été retrouvé mort dans sa cellule à New York.
Une diffusion sous pression politique
La mise à disposition de ces documents répond en partie aux critiques persistantes, notamment de l’opposition démocrate, qui reproche au ministère de la Justice d’avoir conservé trop longtemps des informations clés. Les autorités assurent poursuivre un travail progressif de déclassification, tout en soulignant la complexité et la sensibilité du dossier.
Si la publication ne préjuge pas de nouvelles poursuites, elle alimente de nouveau les interrogations sur les circonstances de la mort du financier et sur l’étendue des responsabilités éventuelles encore inexploitées dans cette affaire tentaculaire.