Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo se présente à un second mandat dans un climat politique tendu et inhabituel pour ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, où les transitions au sommet ont rarement suivi un processus électoral stable. Il affronte onze autres candidats, dont son principal rival, Fernando Dias.
La campagne a mis en lumière des électeurs divisés entre les enjeux de sécurité, de stabilité institutionnelle et de lutte contre le trafic de cocaïne, un phénomène qui continue de fragiliser le pays et d’alimenter les réseaux criminels régionaux. Embalo met en avant ses efforts pour renforcer l’ordre et la gouvernance, tandis que ses adversaires dénoncent une gestion autoritaire et proposent une alternance.
La compétition est également marquée par l’absence du PAIGC, parti historique de l’indépendance, exclu du scrutin pour avoir déposé ses documents hors délai. Cette décision a alimenté les critiques de l’opposition, qui y voit une manœuvre politique, tandis que les autorités affirment avoir simplement appliqué les règles électorales.
À l’approche du vote, les observateurs prévoient un résultat serré, dans un contexte où les tensions institutionnelles et militaires restent élevées. Le scrutin constitue un test majeur pour la capacité du pays à consolider un processus démocratique durable.