L’Autorité électorale nationale égyptienne a annoncé samedi les résultats des 49 derniers sièges des élections législatives, un scrutin entamé il y a plus de trois mois et marqué par des reports liés à l’annulation de résultats dans certaines circonscriptions. Ces derniers votes n’ont pas modifié l’équilibre général du Parlement, largement dominé par les soutiens du président Abdel Fattah al-Sissi.
Selon les autorités, la répartition globale des sièges reste favorable au chef de l’État, qui dispose désormais d’une supermajorité suffisante pour envisager des amendements constitutionnels. Bien que l’Autorité électorale n’ait pas détaillé les affiliations politiques de tous les élus, les estimations officielles indiquent que les partis d’opposition et les candidats indépendants devraient occuper environ 158 des 568 sièges élus.
À ces sièges s’ajoutent ceux nommés directement par le président, représentant environ 5 % du total, ce qui porte le nombre de parlementaires à 596. Une majorité des deux tiers est requise pour toute modification de la Constitution, un seuil désormais atteint par la coalition pro-gouvernementale.
Les résultats confirment la solidité de l’appareil politique soutenant Sissi, au pouvoir depuis 2014, dans un contexte où l’opposition reste fragmentée et marginalisée. Les élections se sont déroulées sur plusieurs phases, avec une participation officiellement présentée comme stable par les autorités.
Ce scrutin consolide ainsi la capacité du pouvoir exécutif à faire évoluer le cadre institutionnel du pays, alors que l’Égypte fait face à des défis économiques persistants et à des enjeux régionaux majeurs.