Une majorité de Slovènes ont voté contre la légalisation de l’aide médicale à mourir lors d’un référendum national, selon les résultats partiels publiés par la commission électorale. Au total, 53,43 % des votants se sont prononcés contre le texte, qui visait à autoriser l’aide à mourir pour certains adultes atteints d’une maladie en phase terminale.
La loi avait été adoptée en juillet par le parlement slovène, mais une initiative citoyenne menée par l’homme politique conservateur Ales Primc avait forcé la tenue d’un référendum. Le scrutin, dont le résultat est contraignant, représentait un test important pour un pays où les débats sociétaux divisent profondément la classe politique et la population.
Les partisans de la loi estimaient qu’elle permettrait d’offrir une option encadrée et digne aux personnes souffrant de manière irréversible. Ses opposants, eux, affirmaient qu’elle ouvrait la porte à des abus, à une pression sociale sur les patients vulnérables et à un affaiblissement du rôle de la médecine.
Le rejet du texte constitue un revers pour le gouvernement, qui avait soutenu la réforme, et laisse la Slovénie dans le groupe majoritaire des pays européens où l’aide médicalisée à mourir demeure illégale. Le débat, toutefois, ne devrait pas disparaître : plusieurs organisations pro-euthanasie ont déjà annoncé vouloir poursuivre leurs efforts pour faire évoluer la législation