Des parlementaires kényans dénoncent une “tendance inquiétante” de mauvais comportements au sein des troupes britanniques (AP)
Des parlementaires kényans dénoncent une “tendance inquiétante” de mauvais comportements au sein des troupes britanniques (AP)

Une enquête parlementaire au Kenya a mis en cause les soldats britanniques stationnés dans le pays, accusés d’inconduite sexuelle et de dégradations environnementales récurrentes. Le rapport, présenté par la commission parlementaire chargée de la défense et des relations étrangères, affirme que ces abus ont contribué à faire percevoir les forces britanniques comme une « présence occupante ».

Les critiques visent l’unité d’entraînement de l’armée britannique au Kenya (BATUK), installée dans la région de Laikipia, et dont les soldats ont été cités dans plusieurs affaires très médiatisées ces dernières années. Les parlementaires évoquent un « schéma » de comportements problématiques, alimentant la colère d’une partie de la population locale.

Un porte-parole du ministère britannique de la Défense a déclaré à Reuters que Londres « regrettait profondément les difficultés rencontrées concernant [sa] présence militaire au Kenya » et se disait disposé à examiner toute nouvelle allégation. Le ministère affirme également vouloir maintenir une coopération « respectueuse et transparente » avec Nairobi.

Le climat s’est encore tendu après l’arrestation, le mois dernier, d’un soldat britannique soupçonné du meurtre d’une Kényane, un dossier qui a ravivé les accusations d’impunité. Le rapport parlementaire exhorte désormais le gouvernement kényan à réévaluer les termes de la coopération militaire avec le Royaume-Uni.

Les législateurs souhaitent notamment renforcer les mécanismes de justice locale et de supervision environnementale, afin d’éviter que les violations présumées — qu’il s’agisse de violences sexuelles, de décharges illégales ou d’incendies de brousse — ne se répètent.

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