Des cyberattaques visent des sites et applications iraniens après les frappes américano-israéliennes (AP)
Des cyberattaques visent des sites et applications iraniens après les frappes américano-israéliennes (AP)

Une vague d’opérations cybernétiques a accompagné les frappes américaines et israéliennes menées contre des cibles en Iran, selon des experts et observateurs en cybersécurité. Plusieurs applications et sites web iraniens auraient été perturbés ou piratés dans les heures ayant suivi le début des bombardements.

Parmi les incidents signalés figure le piratage de l’application iranienne BadeSaba. Des messages y auraient été diffusés appelant les forces armées à déposer les armes et à rejoindre les civils. L’origine exacte de ces intrusions n’a pas été officiellement confirmée, mais des spécialistes estiment qu’elles s’inscrivent dans une dynamique de guerre hybride mêlant opérations militaires et actions numériques.

Des analystes préviennent que l’Iran pourrait riposter sur le terrain cybernétique en visant des infrastructures américaines ou israéliennes. Téhéran est depuis longtemps considéré comme un acteur majeur dans le domaine des cyberopérations, bien que ses réponses passées aient souvent été menées de manière discrète, malgré sa réputation de menace persistante.

Ces développements interviennent alors que la région traverse une phase d’escalade militaire sans précédent, avec des frappes aériennes, des attaques de missiles et des tensions accrues dans le Golfe. Les experts soulignent que les cyberattaques peuvent constituer un moyen d’intensifier le conflit tout en évitant un affrontement direct et ouvert.

Dans ce contexte, les entreprises et institutions stratégiques redoublent de vigilance face au risque de représailles numériques, qui pourraient affecter des secteurs sensibles tels que l’énergie, les transports ou les communications.

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