Cybercriminalité - Washington frappe des acteurs russes et émiratis et dévoile une affaire d’espionnage industriel à 1,3 million de dollars (AP)
Cybercriminalité - Washington frappe des acteurs russes et émiratis et dévoile une affaire d’espionnage industriel à 1,3 million de dollars (AP)

Les États-Unis ont annoncé mardi l’imposition de sanctions liées à la cybercriminalité visant quatre personnes et trois entités, dont certaines sont basées en Russie et aux Émirats arabes unis. L’information a été publiée sur le site du département du Trésor américain.

Selon un communiqué du Trésor, ces individus et organisations ont été ciblés pour leur rôle présumé dans « l’acquisition et la distribution d’outils cybernétiques nuisibles à la sécurité nationale américaine ». Washington affirme ainsi vouloir contrer des activités considérées comme menaçant directement ses intérêts stratégiques.

Le département d’État américain a précisé que l’une des personnes sanctionnées ainsi que deux des entités visées avaient également été désignées au titre de la loi sur la protection de la propriété intellectuelle américaine (PAIPA). Cette désignation est liée à des faits de vol de secrets commerciaux appartenant à des ressortissants américains.

Les sanctions s’inscrivent dans le cadre d’une enquête menée par les autorités américaines contre un ancien cadre d’une entreprise contractante du gouvernement. Celui-ci est accusé d’avoir vendu des secrets commerciaux à un acheteur russe — identifié comme l’une des entités sanctionnées — pour un montant de 1,3 million de dollars.

L’ancien dirigeant, Peter Williams, ex-cadre de L3Harris, avait plaidé coupable l’an dernier de deux chefs d’accusation de vol de secrets commerciaux. Dans un communiqué distinct, le ministère de la Justice a indiqué qu’il avait été condamné mardi à 87 mois de prison fédérale, marquant l’aboutissement judiciaire de cette affaire aux implications internationales.

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