Le procureur spécial sud-coréen a requis une peine de dix ans de prison contre l’ancien président Yoon Suk Yeol, a rapporté vendredi l’agence de presse Yonhap. Cette réquisition marque une étape majeure dans les poursuites engagées contre le dirigeant destitué, visé par plusieurs chefs d’accusation liés à sa tentative avortée d’imposer la loi martiale.
Selon les procureurs, Yoon Suk Yeol est notamment accusé d’obstruction à l’action de la justice, pour avoir cherché à empêcher son arrestation en janvier dernier. Ils affirment qu’il se serait barricadé à l’intérieur du complexe présidentiel afin de faire obstacle aux enquêteurs mandatés pour l’interpeller, après l’ouverture d’une procédure pénale à son encontre.
Il s’agit de la première peine de prison formellement requise par l’équipe du procureur spécial dans le cadre de cette affaire, qui comprend également d’autres accusations encore à l’examen. Le parquet estime que les actes reprochés à l’ancien chef de l’État portent atteinte aux fondements de l’ordre constitutionnel et à l’autorité de la loi.
Destitué à la suite de la crise politique provoquée par sa tentative de recours à la loi martiale, Yoon Suk Yeol comparaît depuis plusieurs mois devant la justice sud-coréenne. Son procès est suivi de près par l’opinion publique, dans un pays marqué par plusieurs scandales impliquant d’anciens présidents au cours des dernières décennies.
La défense de l’ex-président n’a pas immédiatement réagi à la réquisition du parquet. Le tribunal devra désormais examiner les arguments des deux parties avant de rendre sa décision, attendue dans les prochains mois.