La 51e cérémonie des César se tient ce jeudi 26 février à l’Olympia, en direct sur Canal+, avec un pari assumé : renouer avec une tonalité plus légère. Après plusieurs éditions jugées trop sages ou trop longues, l’Académie mise sur un maître de cérémonie unique, Benjamin Lavernhe, et sur la présence de Jim Carrey, invité d’honneur. Entre enjeux artistiques et volonté de faire rire, la soirée s’annonce scrutée.
Benjamin Lavernhe en solo, Jim Carrey à l’honneur
Pour la première fois depuis trois ans, un seul animateur sera aux commandes. Sociétaire de la Comédie-Française, Benjamin Lavernhe présentera seul la cérémonie diffusée à 20h30, le tapis rouge débutant à 19h25.
Afin de donner le ton, six pastilles humoristiques ont remplacé la traditionnelle bande-annonce. Conçues avec le réalisateur Hugo Gélin, elles mettent en scène Camille Cottin, Pierre Lottin ou encore Franck Dubosc. Au Parisien, Hugo Gélin expliquait vouloir montrer que l’acteur « allait surprendre » et oser un ton plus audacieux.
Autre temps fort attendu : la remise d’un César d’honneur à Jim Carrey. L’acteur canadien de 64 ans, connu pour ses rôles dans The Mask ou The Truman Show, sera distingué pour l’ensemble de sa carrière. Benjamin Lavernhe a confié avoir eu « les larmes aux yeux » à l’annonce de sa venue, se disant à la fois bouleversé et intimidé.
Des films engagés en tête des nominations
Au-delà de l’ambiance, la compétition reste ouverte. Nouvelle Vague, de Richard Linklater, domine avec dix nominations. Ce film en noir et blanc consacré aux débuts de Jean-Luc Godard est en lice notamment pour le César du meilleur film et de la meilleure réalisation.
Derrière lui, plusieurs œuvres cumulent huit nominations, dont L’Attachement de Carine Tardieu et Dossier 137 de Dominik Moll. Ce dernier explore une enquête de l’IGPN après une bavure policière lors d’une manifestation de Gilets jaunes. Le film iranien Un simple accident de Jafar Panahi, déjà Palme d’or à Cannes et nommé aux Oscars, figure également parmi les favoris.
Côté interprétation, Isabelle Huppert pourrait décrocher un troisième César pour La femme la plus riche du monde, tandis que Franck Dubosc, nommé pour la première fois à 62 ans pour le scénario de Un ours dans le Jura, tentera de transformer l’essai après avoir marqué l’édition 2025 avec son sketch du « Césario ».
Entre récompenses prestigieuses et séquences comiques annoncées, la 51e cérémonie devra trouver l’équilibre entre légèreté et gravité, dans un contexte où plusieurs films sélectionnés abordent des sujets politiques et sociaux brûlants.