Aucune preuve d’un entraînement militaire aux Philippines pour les auteurs de l’attaque de Bondi, affirme Manille
Aucune preuve d’un entraînement militaire aux Philippines pour les auteurs de l’attaque de Bondi, affirme Manille

Les autorités philippines ont démenti mercredi toute implication du pays dans la préparation des auteurs de l’attaque meurtrière de Bondi Beach, en Australie. Selon le conseiller à la sécurité nationale des Philippines, Eduardo Año, aucun élément ne permet d’affirmer que les deux suspects aient reçu une formation militaire sur le territoire philippin.

Dans un communiqué, Eduardo Año a précisé que le simple fait que les assaillants aient voyagé aux Philippines ne constitue en rien une preuve d’un entraînement militaire. Il a souligné que la durée de leur séjour était trop courte pour envisager un quelconque apprentissage structuré de type militaire ou paramilitaire.

Les autorités philippines ont également rejeté les insinuations selon lesquelles le pays pourrait servir de base arrière à des réseaux d’extrémisme violent. Eduardo Año a qualifié cette image de « dépassée », rappelant les efforts menés ces dernières années par Manille pour renforcer la sécurité intérieure et lutter contre les groupes armés.

Selon des informations relayées par les médias locaux, les deux hommes auraient passé l’essentiel de leur séjour aux Philippines confinés dans la chambre d’un hôtel bon marché, sans activité notable susceptible d’éveiller les soupçons des services de sécurité.

Ces déclarations interviennent alors que les enquêtes se poursuivent en Australie après la fusillade de Bondi, qui a profondément choqué le pays. Les autorités philippines affirment coopérer avec leurs homologues australiens afin d’éclaircir le parcours des suspects et d’écarter toute spéculation infondée sur une éventuelle dimension internationale de leur préparation.

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