L’Union européenne et l’Inde prévoient de s’accorder mutuellement le statut de nation la plus favorisée dès l’entrée en vigueur de leur accord commercial, empêchant chacune des parties d’offrir de meilleures conditions tarifaires à d’autres partenaires pendant une période de cinq ans, selon un projet de texte publié vendredi.
Les deux partenaires ont conclu le mois dernier un accord longtemps attendu visant à réduire drastiquement les droits de douane sur la majorité des marchandises et à stimuler les échanges bilatéraux, dans un contexte de tensions commerciales mondiales croissantes. Le texte intègre également des dispositions relatives aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ainsi qu’au commerce numérique.
L’accord devrait entrer en vigueur un an après sa ratification par les instances législatives respectives. Selon l’Union européenne, il permettra de doubler les exportations européennes vers l’Inde d’ici 2032 en supprimant ou en réduisant les droits de douane sur 96,6 % des marchandises échangées en valeur. Les entreprises européennes pourraient ainsi économiser environ 4 milliards d’euros (4,7 milliards de dollars) en droits de douane.
Toutefois, certains produits agricoles sensibles ont été exclus du champ d’application de l’accord. L’Inde et l’UE ont précisé que le soja, le bœuf, le sucre, le riz et les produits laitiers ne seraient pas concernés par les réductions tarifaires prévues.
Ce partenariat commercial renforcé marque une étape stratégique pour Bruxelles et New Delhi, qui cherchent à diversifier leurs échanges et à consolider leurs liens économiques face aux incertitudes du commerce international.