Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a affirmé mardi lors du sommet sur le climat COP30 à Belém, au Brésil, que son État resterait un « partenaire fiable » en matière d’action climatique et de technologies vertes, malgré le recul des États-Unis sous la présidence de Donald Trump.
Newsom, figure montante du Parti démocrate et potentiel candidat à la présidentielle de 2028, a multiplié les rencontres avec des dirigeants et investisseurs internationaux pour promouvoir la politique environnementale de la Californie, qu’il présente comme un modèle mondial. Il a notamment salué les efforts de son État dans la transition énergétique, rappelant que la Californie compte sept fois plus d’emplois dans les énergies renouvelables que dans les combustibles fossiles, et qu’elle a vu naître des entreprises emblématiques comme Tesla.
« Si je suis ici, c’est parce que les États-Unis ont déserté leur rôle de leader », a déclaré Newsom lors d’un forum à São Paulo. « Ce vide est sidérant. » Il a dénoncé la stratégie énergétique de Washington, qu’il accuse de céder du terrain à la Chine sur les marchés mondiaux des technologies vertes. Selon lui, Pékin domine déjà les chaînes d’approvisionnement, la production de batteries et les composants des énergies renouvelables, tandis que les constructeurs américains « tentent de recréer le XIXᵉ siècle ».
Alors que l’administration Trump a boycotté la COP30, allant jusqu’à qualifier le changement climatique de « canular », la présence de Newsom illustre la volonté de certains responsables locaux américains de maintenir des liens diplomatiques et économiques autour de la transition écologique.
Le gouverneur californien a également critiqué la politique de Donald Trump, qu’il accuse d’imiter la Russie et l’Arabie saoudite en transformant les États-Unis en un « État pétrolier » et en promouvant un « capitalisme d’État » au détriment du libre marché. Il a enfin souligné que l’avenir de la compétitivité américaine passait par l’investissement massif dans l’innovation climatique : « La Chine a compris la direction du monde. Si nous n’agissons pas maintenant, nous serons laissés pour compte. »