67 journalistes tués en un an dans le monde dont la moitié à Gaza
67 journalistes tués en un an dans le monde dont la moitié à Gaza

Reporters sans frontières (RSF) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme : 67 journalistes ont été tués dans le monde en un an, un bilan en hausse marqué par l’extrême dangerosité de la bande de Gaza, où près de la moitié des victimes ont perdu la vie « sous le feu des forces armées israéliennes ». L’ONG dénonce un climat de violence délibérée, affirmant que « les journalistes ne meurent pas, ils sont tués », et pointe la responsabilité d’acteurs étatiques ou criminels dans cette recrudescence.

Le rapport annuel publié mardi fait aussi état de 503 journalistes actuellement emprisonnés, notamment en Chine, en Russie et en Birmanie, ainsi que de 135 disparus et 20 otages, un niveau rarement atteint. RSF rappelle que ces attaques surviennent alors que les reporters doivent être protégés comme des civils en zone de conflit, une règle régulièrement bafouée, notamment à Gaza où l’organisation accuse l’armée israélienne de ciblages répétés, parfois justifiés par des accusations infondées de « terrorisme ».

L’ONG souligne également la situation dramatique au Mexique, redevenu en 2025 l’un des pays les plus meurtriers pour la presse, avec neuf journalistes assassinés dans un contexte de menaces directes liées au crime organisé. Ukraine et Soudan figurent aussi parmi les zones les plus violentes. Pour RSF, l’urgence est désormais claire : les gouvernements doivent cesser de considérer les journalistes comme des cibles et rétablir des garanties de protection, faute de quoi ces bilans tragiques continueront de s’alourdir.

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