Cisjordanie : un Palestino-Américain de 19 ans tué lors d’affrontements, selon les autorités palestiniennes (ap)
Cisjordanie : un Palestino-Américain de 19 ans tué lors d’affrontements, selon les autorités palestiniennes (ap)

Un jeune Palestino-Américain de 19 ans a été tué mercredi soir lors d’affrontements en Cisjordanie occupée, a annoncé le ministère palestinien de la santé. Les faits se sont produits dans le village de Mukhmas, au nord de Jérusalem. 

Selon les autorités palestiniennes, Nasrallah Muhammad Jamal Abu Siyam a été abattu par des colons israéliens. L’armée israélienne a indiqué de son côté que ses soldats étaient intervenus face à une confrontation violente dans la zone et avaient tenté de disperser une émeute. Elle a précisé que des suspects avaient tiré sur plusieurs Palestiniens, lesquels ont ensuite été évacués pour recevoir des soins médicaux. 

La mère du jeune homme a déclaré à l’Associated Press qu’il possédait également la nationalité américaine. L’ambassade des États-Unis n’a pas répondu aux sollicitations de l’agence jeudi. 

Les violences commises par des colons extrémistes en Cisjordanie ont fortement augmenté ces dernières années. Des Palestiniens et des organisations de défense des droits humains accusent régulièrement les autorités israéliennes de ne pas poursuivre les auteurs de ces attaques. Selon l’ONG israélienne Yesh Din, le nombre d’enquêtes ouvertes sur les violences de colons a fortement diminué sous l’autorité du ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir. 

Dans un développement distinct, les procureurs israéliens ont annoncé plus tôt cette semaine leur intention d’inculper un colon pour la mort d’un militant palestinien lors d’un affrontement filmé en vidéo, une décision qualifiée de rare. 

Par ailleurs, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a publié un rapport affirmant que des dizaines de journalistes palestiniens détenus en Israël pendant la guerre à Gaza ont subi des conditions de détention sévères, incluant violences physiques, positions de stress forcées, privations sensorielles, violences sexuelles et négligence médicale. L’organisation indique avoir recensé au moins 94 journalistes palestiniens arrêtés depuis le début du conflit, dont 30 seraient toujours détenus. La moitié n’auraient jamais été inculpés et seraient maintenus sous le régime de la détention administrative. L’administration pénitentiaire israélienne n’a pas immédiatement réagi, mais a précédemment rejeté des accusations similaires. 

Enfin, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), il faudrait au moins sept ans pour déblayer les décombres dans la bande de Gaza. L’ancien premier ministre belge Alexander De Croo, de retour d’une visite sur place, a affirmé que seuls 0,5 % des gravats avaient été retirés à ce stade. Il a décrit des conditions de vie « parmi les pires » qu’il ait observées, estimant que 90 % des 2,2 millions d’habitants de Gaza vivent dans des tentes rudimentaires au milieu des ruines, exposés à des risques sanitaires et à la présence d’engins explosifs non détonés. Le PNUD indique avoir construit 500 unités de logement temporaires supplémentaires et en disposer de 4 000 prêtes à être installées, mais estime les besoins réels entre 200 000 et 300 000 unités. 

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