Au Louvre, les visiteurs hors Europe paient désormais 32 euros l’entrée
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Le mouvement social au Musée du Louvre repart en ce lundi 5 janvier, après une pause pendant les fêtes. Réunis en assemblée générale à l’appel d’une intersyndicale, les agents ont décidé de reconduire la grève, ce qui contraint l’établissement à n’ouvrir qu’une partie de ses espaces au public.

Une reprise votée à l’unanimité après la trêve des fêtes

La grève avait débuté le 15 décembre, avant d’être suspendue le 19 décembre. Comme annoncé par l’intersyndicale CGT-CFDT-SUD, les personnels se sont retrouvés à la rentrée pour trancher sur la suite du mouvement, jugeant que les discussions n’avaient pas apporté de réponses suffisantes. Lundi matin, “environ 350 personnes” issues de plusieurs métiers du musée (régie, conservation, fonctions support) ont voté à l’unanimité la reprise, a indiqué à l’AFP Valérie Baud, représentante CFDT. De son côté, la CGT-Louvre a confirmé la reconduction sur Instagram, évoquant une mobilisation qui se poursuit en 2026.

Conséquence immédiate : la direction a annoncé à l’AFP une ouverture “partielle”, recentrée sur un “parcours chefs-d’œuvre”. Ce circuit permet notamment d’accéder à quelques incontournables, dont La Joconde, la Vénus de Milo et la Victoire de Samothrace, tandis que le reste du musée fonctionne au ralenti.

Sous-effectifs, hausse des tarifs et état des lieux au cœur du conflit

Les grévistes dénoncent d’abord des sous-effectifs, en particulier sur la surveillance des salles, et plus largement des conditions de travail qu’ils estiment dégradées. La contestation vise aussi la hausse des tarifs pour les visiteurs non européens, une mesure qui doit entrer en vigueur le 14 janvier. S’ajoute enfin l’inquiétude autour de l’état du bâtiment, remis sous les projecteurs après le vol de huit joyaux de la Couronne, survenu le 19 octobre.

Face à la mobilisation, le ministère de la Culture a fait des annonces, dont l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros de dotations publiques au Louvre, ainsi que des recrutements et des revalorisations indemnitaires, selon l’AFP. Des engagements jugés encore insuffisants par les syndicats, qui maintiennent donc la pression. Dans ce contexte, le musée tente de préserver un accueil minimal : l’établissement public a par ailleurs indiqué à l’AFP avoir reçu 9 millions de visiteurs en 2025, contre 8,7 millions en 2024, un niveau de fréquentation qui rend la question des effectifs et de l’organisation d’autant plus sensible.

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