Entre fatigue sociale et rendez-vous politiques (flickr)
Entre fatigue sociale et rendez-vous politiques (flickr)

Deux semaines après la mobilisation du 18 septembre, les syndicats remettent la pression. Ce jeudi 2 octobre, une nouvelle journée de grève interprofessionnelle est annoncée, avec la volonté affichée d’égaler, voire de dépasser, la participation précédente. Les discussions avec Matignon n’ayant rien donné, l’intersyndicale veut transformer la rue en chambre d’écho face au projet de budget 2026. À Paris, le cortège partira de la place d’Italie à 14 heures pour rejoindre la place Vauban en passant par les Gobelins et Montparnasse. D’autres rassemblements sont prévus partout en France : Marseille au Vieux-Port, Lyon place Jean-Macé, Toulouse à Saint-Cyprien, Nantes au Miroir d’eau, Bordeaux place de la Bourse ou encore Lille à la Porte de Paris. Des dizaines de manifestations locales s’ajoutent à cette carte nationale.

Des transports paralysés, écoles fermées et hôpitaux ralentis

Le trafic ferroviaire sera lourdement touché. Les quatre syndicats de la SNCF appellent à la grève, ce qui promet des annulations massives de TER, d’Intercités et de RER (notamment les lignes B, C et D). À la RATP, les grands syndicats suivent le mouvement : lors du dernier appel, seules les lignes automatiques du métro avaient fonctionné normalement. Les prévisions officielles seront communiquées la veille au soir, mais les usagers doivent déjà s’attendre à un jeudi noir. Dans l’éducation, la mobilisation s’annonce forte. Le SNES-FSU, syndicat majoritaire du secondaire, a renouvelé son appel. Dans le primaire, la règle des déclarations préalables permettra aux familles de savoir si les écoles ferment, certaines mairies assurant un service minimum d’accueil. Les collèges et lycées risquent de voir des perturbations difficiles à anticiper. Le secteur hospitalier est également concerné. Un préavis couvre toute la fonction publique hospitalière. Les urgences et services vitaux seront assurés grâce aux réquisitions, mais des rendez-vous non urgents devraient être reportés. Le 18 septembre, 7,6 % du personnel hospitalier avait cessé le travail.

Un bras de fer politique autour du budget 2026

Les syndicats dénoncent le doublement prévu des franchises médicales, la suppression annoncée de 3 000 postes de fonctionnaires et, plus largement, une politique budgétaire jugée austéritaire. Ils réclament des hausses de salaires, des créations de postes et l’abrogation de la réforme des retraites de 2023. La journée de jeudi est donc perçue comme un test grandeur nature, à quelques jours de la présentation du projet de loi de finances. Entre transports, écoles et hôpitaux au ralenti, c’est l’ampleur de la mobilisation qui dira si la contestation peut encore infléchir la trajectoire du gouvernement.

Que retenir rapidement ?

Deux semaines après la mobilisation du 18 septembre, les syndicats remettent la pression. Ce jeudi 2 octobre, une nouvelle journée de grève interprofession

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