Le Brésil, pays hôte de la COP30 à Belém, a appelé vendredi les délégations à surmonter leurs divisions alors que le sommet climatique a officiellement dépassé sa date de clôture sans accord en vue. Le blocage porte principalement sur la question explosive des énergies fossiles et de la transition énergétique.
Le président brésilien de la COP30 a exhorté les négociateurs à « s’unir » pour parvenir à un engagement mondial renforcé. Mais le dernier projet d’accord, publié vendredi, a surpris et déçu de nombreux participants : il ne contient aucune feuille de route ni aucune mention concrète d’un abandon progressif des combustibles fossiles, pourtant réclamé par des dizaines de pays — qu’ils soient développés ou en développement.
Plusieurs États, notamment européens, latino-américains et insulaires, estiment qu’un plan mondial de sortie du pétrole, du charbon et du gaz est indispensable pour maintenir les objectifs climatiques de Paris. À l’inverse, selon des sources proches des négociations, le groupe arabe soutient que les secteurs énergétiques nationaux doivent rester souverains et « hors de portée » d’un accord contraignant.
Les discussions, déjà prolongées bien au-delà de l’heure prévue, avancent difficilement. Le sommet se déroule dans un climat tendu, après un incendie survenu la veille dans l’un des pavillons, qui avait entraîné une évacuation temporaire des lieux.
Alors que le temps presse, Brasilia tente de préserver l’image d’un pays capable de fédérer la communauté internationale autour de l’action climatique. Mais sans compromis sur les fossiles, la COP30 risque d’aboutir à un texte affaibli — voire à un échec — dans un contexte d’urgence climatique toujours plus pressant.