La France espère remporter l’appel d’offres lancé par la Suède pour l’acquisition de quatre frégates d’ici le milieu de la prochaine décennie. Stockholm, qui souhaite disposer de deux bâtiments opérationnels en 2030 puis de deux autres en 2035, devait arrêter sa décision au début de l’année 2026. Le ministère suédois de la Défense avait mené une étude de marché avant de consulter les forces armées, permettant d’identifier plusieurs candidats, parmi lesquels figuraient Naval Group pour la France, Babcock pour le Royaume Uni, Navantia pour l’Espagne et Saab pour la Suède. Dans ce contexte, Paris affirmait être en mesure de proposer une frégate entièrement équipée dès 2030, une annonce portée par la ministre française de la Défense lors d’une visite officielle à Stockholm. Elle rappelait que la France disposait déjà d’un modèle opérationnel, la frégate Amiral Ronarc’h, qui devait être présentée en Suède au cours de l’année suivante. Les autorités françaises mettaient en avant leur capacité industrielle et leur volonté de coopérer avec les partenaires suédois, notamment dans le domaine de la défense navale.
Un partenariat industriel mis en avant pour séduire Stockholm
L’offre française présentée quelques semaines plus tôt reposait sur une stratégie de coopération étroite avec l’industrie locale. Paris proposait en effet un partenariat avec Saab, un acteur majeur de la défense suédoise, afin de favoriser des retombées industrielles directes pour la Suède. Cette dimension constituait un élément important de la proposition, les autorités suédoises accordant une attention particulière aux perspectives de développement industriel et au maintien des compétences nationales. La ministre française rappelait que la proposition incluait des capacités de défense complètes, qu’il s’agisse des systèmes de surveillance, d’armement ou de communication, dans le but de répondre aux attentes élevées de la marine suédoise. Elle insistait sur le fait que l’exemplaire français déjà opérationnel offrait une base technique solide et permettait de garantir un calendrier maîtrisé pour une livraison rapide. Les discussions se poursuivaient dans un climat de concurrence élevée, les autres candidats cherchant eux aussi à valoriser leurs atouts auprès de Stockholm.
Des discussions élargies aux capacités de surveillance aérienne
Au cours de cette rencontre, les échanges ne se limitaient pas au secteur naval. Les deux ministres évoquaient également le système de surveillance Global Eye, développé par Saab. La France avait signé quelques mois plus tôt une lettre d’intention portant sur l’éventuelle acquisition de deux appareils, assortie d’une option pour deux autres. Ce dispositif intéresserait Paris en raison de ses capacités avancées de détection et de suivi aérien, un domaine jugé stratégique dans un contexte international instable. La ministre française indiquait que de nouvelles annonces devaient être faites prochainement concernant ce projet. Ces discussions témoignaient d’un rapprochement accru entre les deux pays dans le domaine de la défense, marqué à la fois par des ambitions industrielles et par une volonté d’adapter leurs capacités militaires aux exigences croissantes de sécurité en Europe. Le choix définitif de la Suède devait désormais trancher entre plusieurs offres concurrentes, dans un contexte où les enjeux opérationnels et industriels se mêlaient étroitement.