Le maire s’envole à Tahiti et continue de toucher ses indemnités à Formiguères
Le maire s’envole à Tahiti et continue de toucher ses indemnités à Formiguères

À Formiguères, petit village des Pyrénées-Orientales, l’incompréhension a laissé place à la colère : depuis début juillet, le maire Philippe Petitqueux a quitté la commune sans prévenir clairement ses administrés. Direction Tahiti, où il dit vouloir « monter une activité d’accrobranche ». Pendant ce temps, à plus de 16 000 kilomètres, la vie municipale a continué… sans lui mais avec ses indemnités toujours versées.

Une commune livrée à elle-même

Selon son premier adjoint, Serge Vaills, personne n’avait de nouvelles du maire depuis son départ. Les élus restés sur place « font tourner la boutique », mais regrettent le silence du premier magistrat. Certains habitants dénoncent un manque total de communication, estimant que la mairie aurait dû clarifier la situation dès le début. Interrogé par France 3, Philippe Petitqueux a fini par expliquer qu’il s’agissait d’« une parenthèse pour quelque temps ».

Les indemnités suspendues après des mois de flou

Parce qu’il n’a pas démissionné, Philippe Petitqueux a continué de percevoir ses indemnités de maire, environ 1 000 euros par mois. Un point qui a fortement choqué les habitants, alors même que l’élu ne se trouvait plus sur le territoire communal. Le conseil municipal n’avait toutefois pas le droit de suspendre ces indemnités sans autorisation préalable de la préfecture. Celle-ci vient enfin d’être accordée, ouvrant la voie à un vote imminent pour y mettre fin.

Retour incertain avant les municipales

L’affaire intervient à seulement quelques mois des élections municipales de mars prochain. Reste à savoir si Philippe Petitqueux décidera de « refaire surface » d’ici là, ou s’il laissera définitivement son fauteuil. À Formiguères, beaucoup espèrent désormais une clarification rapide, après plusieurs mois d’une situation aussi inattendue que controversée.

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