En visite en Colombie, Jean-Noël Barrot a déclaré que la France voulait « faire échec aux points de deal » et participer activement à la lutte internationale contre le narcotrafic. Une sortie qui a immédiatement fait réagir l’eurodéputée Reconquête, Sarah Knafo, dénonçant une politique étrangère « déconnectée des réalités françaises ».
Un duel à distance qui tourne à l’avantage de Sarah Knafo
« On a déjà du mal à fermer les points de deal à Sevran, mais le gouvernement veut sauver Bogota ! », a ironisé Sarah Knafo sur X, avant de dénoncer « une diplomatie spectacle » qui oublie les priorités nationales. L’élue a fustigé le projet d’une académie de lutte contre le narcotrafic en République dominicaine, financée par la France, estimant qu’« après l’aide publique au développement, voici la lutte internationale contre le narcotrafic : combien cela va-t-il encore nous coûter ? ».
Jean-Noël Barrot n’a pas tardé à répliquer en accusant l’eurodéputée d’« amateurisme et d’irresponsabilité », justifiant que « les drogues qui arrivent en France sont produites et vendues par des narcotrafiquants qu’il est de notre devoir de traquer partout où ils se trouvent ». Mais Sarah Knafo a enfoncé le clou : « Chez nous, les trafiquants opèrent en plein jour. Ils ont pignon sur rue dans nos banlieues. Et vous allez traquer ceux d’un autre continent ? C’est Jean-Noël Barrot à Paris, Jean-Fidel Castro à Bogota ! »
Dans un contexte d’explosion du narcotrafic en Europe, la réponse de l’eurodéputée trouve un écho grandissant : beaucoup y voient le symbole d’un gouvernement plus prompt à jouer les redresseurs de torts à l’étranger qu’à s’attaquer aux trafics qui gangrènent le territoire national.