Quatre corps repêchés dans la Seine, un quartier connu pour ses rencontres nocturnes, et un jeune homme de 24 ans dans le viseur des enquêteurs. L’affaire de Choisy-le-Roi, révélée le 13 août par la découverte macabre de cadavres immergés dans le Val-de-Marne, prend une tournure plus sombre encore : le principal suspect est désormais soupçonné d’avoir tué les quatre victimes. Placé en garde à vue mercredi, l’homme voit sa rétention prolongée jusqu’à dimanche. Selon une source proche du dossier, il se présente comme originaire d’Algérie, installé en France depuis trois ans, travaillant tantôt sur les marchés, tantôt dans le bâtiment. Il réside dans un squat à proximité immédiate de la zone où les corps ont été retrouvés. Un second suspect, interpellé lui aussi, a vu sa garde à vue prolongée.
Des autopsies qui orientent l’enquête
Les examens pratiqués sur les dépouilles n’ont laissé aucun doute : au moins deux des victimes sont mortes de manière criminelle. L’un des corps, le mieux conservé, a été identifié comme celui d’un quadragénaire du Val-de-Marne. Les enquêteurs tentent encore de retracer le parcours des trois autres hommes et de comprendre s’ils partageaient un lien commun avec leur présumé meurtrier. Le lieu où les cadavres ont été découverts, en bord de Seine, est connu pour être un point de rencontres homosexuelles à la tombée de la nuit. Les enquêteurs explorent cette piste, tout en multipliant les vérifications autour du squat où vivait le suspect. Pour l’heure, l’affaire demeure à l’instruction mais le faisceau d’indices se resserre. La Seine a livré ses macabres secrets, et les policiers cherchent désormais à établir comment un jeune homme sans antécédent judiciaire apparent a pu se retrouver accusé d’une série de meurtres d’une telle gravité.