Élu en mars dernier à la tête de Montargis, Côme Dunis a annoncé sa démission pour des raisons de santé. À 36 ans, l’élu du Rassemblement national quitte ses fonctions de maire après seulement 129 jours de mandat, mais entend rester conseiller municipal tant que son état le lui permettra.
À peine plus de quatre mois après son arrivée à l’hôtel de ville, Côme Dunis quitte la mairie de Montargis. L’élu du Rassemblement national a annoncé sa démission mercredi 5 août, invoquant un problème de santé récemment diagnostiqué qui nécessite désormais toute son attention.
Dans un communiqué, le maire explique avoir appris « il y a quelques jours » qu’il était confronté à un problème médical l’obligeant à revoir ses engagements. Souhaitant préserver sa vie privée, il n’a donné aucune précision sur la nature de celui-ci.
« Cette décision est, sans aucun doute, la plus difficile de ma vie », confie-t-il.
Pour justifier son départ, Côme Dunis souligne également les exigences inhérentes à la fonction de maire. Selon lui, son état ne lui permet plus de garantir aux quelque 15 000 habitants de Montargis la disponibilité et l’investissement nécessaires à l’exercice de son mandat. Il assure également ne pas vouloir que sa situation personnelle puisse ralentir les projets engagés par la nouvelle majorité municipale.
Une conquête récente du RN
Cette démission intervient seulement quelques mois après une victoire symbolique pour le Rassemblement national. Le 22 mars dernier, Côme Dunis avait remporté les élections municipales au terme d’un second tour particulièrement serré. Moins d’une centaine de voix séparaient les trois listes encore en lice.
Entré officiellement en fonction le 29 mars, l’ancien Gilet jaune, passé auparavant par Les Républicains, n’aura finalement dirigé Montargis que pendant 129 jours.
Son élection avait permis au RN de prendre le contrôle de cette sous-préfecture du Loiret. Peu après son arrivée, la nouvelle équipe municipale avait notamment alerté sur la situation financière de la commune, Côme Dunis faisant état de plusieurs millions d’euros d’impayés.
Le parcours politique de l’élu avait commencé bien avant cette victoire. Ancien militant LR, il avait notamment été candidat sans succès à Paucourt lors des élections municipales de 2020. Il avait également été condamné à trois mois de prison avec sursis après avoir participé, en 2018, à l’emmurement de l’entrée du centre des impôts de Montargis dans le cadre d’une action militante.
Son successeur sera désigné en septembre
La démission du maire n’entraînera pas de nouvelles élections municipales. Une fois son départ accepté par le préfet du Loiret, le conseil municipal devra se réunir afin d’élire un nouveau maire parmi ses membres. Cette élection devrait intervenir au mois de septembre.
Côme Dunis affirme qu’une candidature unique doit émerger au sein de la majorité afin d’assurer la continuité de l’action municipale. L’identité de son successeur n’a toutefois pas encore été officiellement annoncée. Parmi les noms évoqués localement figure celui de Dominique Coquelle, adjoint chargé de la sécurité.
Côme Dunis ne compte par ailleurs pas abandonner complètement la vie municipale. Il souhaite conserver son mandat de conseiller municipal et continuer à soutenir son équipe aussi longtemps que sa santé le lui permettra.
Le député RN du Loiret Thomas Ménagé lui a publiquement apporté son soutien, saluant une décision prise, selon lui, dans l’intérêt des habitants de Montargis. Proche de Côme Dunis, il lui a également souhaité de pouvoir retrouver la vie politique une fois cette épreuve surmontée. Pour le Rassemblement national, l’enjeu est désormais de réussir une succession rapide et sans divisions dans une ville conquise il y a moins de cinq mois.
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