Une femme a été tuée et trois autres personnes blessées lors d’une attaque de drones ukrainiens menée dans la nuit contre la ville de Voronej, dans le sud de la Russie, selon les autorités régionales. L’attaque a également causé d’importants dégâts matériels, touchant des immeubles résidentiels, des maisons individuelles ainsi que des bâtiments publics.
Le gouverneur de la région, Alexandre Gusev, a indiqué que plus de dix immeubles d’appartements, une dizaine de maisons, un lycée et plusieurs bâtiments administratifs avaient été endommagés. Il a qualifié cet épisode de l’une des attaques de drones « les plus violentes » subies par la ville depuis le début de ce que Moscou appelle son « opération militaire spéciale » en Ukraine.
Située à environ 470 kilomètres de Moscou et à près de 250 kilomètres de la frontière ukrainienne, Voronej n’est pas une cible habituelle des frappes. L’ampleur exacte de l’attaque n’a toutefois pas pu être vérifiée de manière indépendante, et les autorités russes n’ont pas précisé le nombre de drones impliqués ni les systèmes de défense utilisés.
Kiev affirme mener des frappes sur le territoire russe pour perturber l’effort de guerre de Moscou, en réponse aux attaques répétées de missiles et de drones russes contre des villes et des infrastructures ukrainiennes, notamment énergétiques. Ces échanges de frappes interviennent dans un contexte de tensions accrues, après le tir récent par la Russie d’un missile hypersonique près de la frontière polonaise, que des alliés européens de l’Ukraine ont interprété comme une tentative d’intimidation.
Alors que les autorités locales évaluent encore les dégâts et organisent l’assistance aux victimes, cet incident souligne l’extension géographique du conflit et l’impact croissant des opérations de drones loin des lignes de front.