Bruno Retailleau a dû reconnaître ce jeudi 15 octobre que le suspect de la fusillade survenue dans un collège d’Aubagne n’avait aucun lien établi avec La France insoumise. Invité de Marc-Olivier Fogiel sur RTL, le président des Républicains a été interrogé sur ses précédentes déclarations mettant en cause le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Confronté aux éléments de l’enquête, qui orientent plutôt les investigations vers une mouvance numérique fascinée par les tueries de masse, l’ancien ministre de l’Intérieur a répondu : « Dont acte. »
La fusillade survenue lundi dans un collège d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, a profondément marqué l’actualité. Un adolescent est soupçonné d’avoir ouvert le feu dans l’établissement, blessant le principal et une enseignante. Dans les heures ayant suivi les faits, Bruno Retailleau avait mis en cause le climat politique et social, estimant que La France insoumise contribuait à banaliser la violence et l’impunité.
Les enquêteurs privilégient une autre piste
Mais les premiers éléments de l’enquête ne permettent pas d’établir de relation entre le suspect et le mouvement insoumis. Le parquet national antiterroriste évoque plutôt une adhésion à la True Crime Community, une mouvance numérique regroupant notamment des individus fascinés par les auteurs de crimes violents et de tueries de masse.
Interrogé précisément sur cette absence de lien, Bruno Retailleau a reconnu le constat présenté par le journaliste. « Dont acte », a-t-il répondu, sans toutefois revenir sur l’ensemble de ses critiques politiques à l’égard de LFI.
Le président des Républicains continue en effet de considérer que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon entretient, selon lui, un discours problématique sur la violence et les institutions. Il a réaffirmé son intention de faire barrage à une éventuelle accession de Mélenchon au pouvoir lors de la présidentielle de 2027.

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