Aux BIS de Nantes, le spectacle vivant redoute un “chômage massif” en 2026
Aux BIS de Nantes, le spectacle vivant redoute un “chômage massif” en 2026

À Nantes, les Biennales internationales du spectacle (BIS) des 21 et 22 janvier se déroulent dans un climat d’alerte chez les professionnels du spectacle vivant. Organisations d’employeurs et de salariés décrivent un secteur fragilisé par des coupes de financements et des trésoreries sous pression, avec la crainte d’une forte hausse du chômage l’an prochain.

Budgets en baisse, structures en difficulté

Treize organisations réunies aux BIS préviennent que les plannings se clairsement et que la situation devient “critique” pour de nombreux acteurs, au point d’anticiper un “chômage massif” en 2026, selon une déclaration commune transmise à l’AFP. Elles expliquent que certaines structures disparaissent, tandis que d’autres réduisent leur programmation artistique pour tenir.

Elles attribuent ces tensions à un enchaînement de décisions : diminutions répétées dans plusieurs collectivités territoriales, recul des crédits de l’État consacrés à la création et à l’éducation artistique, et gel en 2025 de la part collective du pass Culture utilisée par les collèges et lycées pour financer des sorties et projets culturels.

CGT Spectacle en action et pression sur le Fonpeps

La CGT Spectacle veut faire de cette édition un temps fort de mobilisation. Le syndicat annonce un rassemblement mercredi 21 janvier à 14 heures devant la Cité des congrès, suivi d’un débat à 16 heures, au sein des BIS, consacré au service public de la culture, avec notamment Sophie Binet.

Au cœur des discussions figure aussi le Fonpeps, dispositif d’aide à l’emploi pérenne dans le spectacle. Les organisations estiment que son enveloppe prévue dans le projet de budget 2026 est trop basse 36 millions d’euros au lieu de 60 millions attendus selon l’AFP. Présent aux BIS, le directeur général de la création artistique au ministère de la Culture, Christopher Miles, a indiqué que la ministre recevrait “très rapidement” les organisations sur ce sujet et a appelé le secteur à avancer sur des pistes comme la mutualisation des moyens de production et l’allongement des durées de diffusion des spectacles, rapporte l’AFP.

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