Alessandra Sublet: "J’avais une ambition dingue à la télé, mais la vie m’a bousculée. Il n’y a plus de bienveillance." (France 2)
Alessandra Sublet: « J’avais une ambition dingue à la télé, mais la vie m’a bousculée. Il n’y a plus de bienveillance. » (France 2)

À l’occasion de la sortie de son premier roman, Toi que je n’attendais plus, Alessandra Sublet a évoqué publiquement son parcours professionnel et les raisons de son éloignement des plateaux de télévision. Invitée de l’émission Quelle époque sur France 2, l’ancienne animatrice a retracé les principales étapes de sa carrière et livré une analyse personnelle de cette période de transition.

Une carrière décrite comme intensive et continue

Sur le plateau, Alessandra Sublet a qualifié son parcours de particulièrement soutenu, évoquant un enchaînement constant de projets. « Moi, j’estime que pendant 20 ans j’ai été sur une autoroute à 300km heure et que je n’ai jamais pris une bande d’arrêt d’urgence », a-t-elle déclaré. Elle a également rappelé avoir pris des congés maternité très courts lors de ses deux grossesses, « quinze jours à chaque fois », précisant que ce choix n’était « pas anodin ».

Elle a par ailleurs revendiqué une forte ambition professionnelle. « J’avais une ambition dingue à la télé, et ambition ce n’est pas un vilain mot », a-t-elle affirmé, expliquant qu’il s’agissait avant tout d’« aller au bout de ses envies ». Elle a ajouté : « J’étais à fond, je ne peux pas dire mieux. »

« Tous les gens avec qui j’ai travaillé disaient : “elle ne boit pas, elle ne se drogue pas« 

Alessandra Sublet a indiqué que cette implication était largement perçue dans son environnement de travail. « Tous les gens avec qui j’ai travaillé disaient : “elle ne boit pas, elle ne se drogue pas, elle fait du sport, elle est à fond” », a-t-elle rapporté, confirmant cette description sans la nuancer.

L’ancienne animatrice a expliqué que des événements personnels l’ont amenée à interrompre ce rythme. « À un moment donné, la vie m’a bousculée », a-t-elle confié, indiquant avoir ressenti la nécessité que « ça s’arrête ». Elle a comparé cette période à un passage volontaire en « slow motion », estimant que ce ralentissement lui avait « fait énormément de bien ».

« Ce n’est pas à la télévision que j’en ai chié et que j’ai pleuré« 

Elle a précisé que les moments les plus difficiles ne correspondaient pas à ses années de télévision. «Ce n’est pas à la télévision que j’en ai chié et que j’ai pleuré», a-t-elle déclaré, ajoutant que ces difficultés sont apparues après, lors d’un travail plus introspectif.

Au cours de l’entretien, Alessandra Sublet est également revenue sur sa vie personnelle, évoquant notamment ses deux divorces. Elle a insisté sur la nécessité de s’interroger sur sa propre responsabilité. «Ce n’est pas de la faute de l’autre», a-t-elle affirmé, avant d’ajouter : «Le premier responsable, c’est moi.»

Elle a expliqué que cette réflexion l’a conduite à identifier des schémas répétitifs. «On se retrouve dans des schémas qui sont tout le temps les mêmes, il faut changer le logiciel», a-t-elle estimé, soulignant l’importance de « tout laisser poser » pour pouvoir avancer.

« Il n’y a plus cette bienveillance qu’on avait à une époque »

Alessandra Sublet a également évoqué sa perception du climat social actuel. «Il n’y a plus cette bienveillance qu’on avait à une époque», a-t-elle observé, se décrivant comme « profondément gentille » et parfois heurtée par certaines attitudes. Elle a néanmoins exprimé le souhait d’évoluer dans un cadre plus apaisé, affirmant qu’il fallait « repartir dans quelque chose de beaucoup plus doux. »

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