La région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole ont annoncé jeudi soutenir une offre de reprise des actifs de Brandt, en association avec le groupe néo-calédonien Gladius, à la suite de la mise en liquidation judiciaire de l’ancien fabricant d’électroménager le 11 décembre. Le tribunal des activités économiques de Nanterre doit rendre sa décision le 13 mars.
Depuis l’ouverture de la procédure, 36 offres ont été déposées pour reprendre les marques et les sites industriels de Brandt, Vedette, Sauter et De Dietrich. La plupart portent principalement sur les stocks et pièces détachées. L’offre soutenue par les collectivités vise, elle, la reprise de l’ensemble des actifs, avec une relance rapide du service après-vente.
Relance industrielle envisagée à Orléans
Dans un second temps, le projet prévoit la remise en activité du principal site industriel près d’Orléans, qui employait environ 350 salariés et produisait fours et plaques de cuisson. Une production positionnée sur le segment premium, destinée notamment au Moyen-Orient, est envisagée à horizon deux à trois ans.
Selon des sources concordantes, le montant de l’offre s’élèverait à environ 40 millions d’euros. Une autre proposition, portée par Metavisio-Thomson Consulting, prévoit également une reprise partielle du site avec un recentrage vers des produits électroniques. Les liquidateurs cherchent à maximiser le remboursement des créances de l’ancien groupe, estimées à environ 200 millions d’euros.