Sarah Knafo : « La taxe sur la fortune improductive est la définition même du socialisme »
Sarah Knafo : « La taxe sur la fortune improductive est la définition même du socialisme »

À quelques jours du vote solennel du budget 2026, prévu le 24 novembre, un amendement concentre toutes les inquiétudes : l’impôt sur la fortune improductive. Adopté par le PS, LIOT, les Démocrates et le RN, ce retour masqué de l’ISF élargit la taxation à presque tout ce que les Français possèdent.

Invitée de la grande interview CNews – Europe 1, mardi 18 novembre, Sarah Knafo a résumé le fond du problème : « la taxe sur le patrimoine improductif est la définition même du socialisme ».

Une punition fiscale contre l’épargne, l’investissement et la transmission

Le texte prévoit de taxer chaque année, à 1 %, les actifs jugés « improductifs » au-dessus de 1,3 million d’euros. Mais derrière ce mot-valise se cache en réalité une punition fiscale contre l’épargne, l’investissement et la transmission du patrimoine français.

Les actions détenues par les ménages seraient désormais « improductives ». Une absurdité quand on sait qu’acheter une action, c’est financer une entreprise, donc l’emploi, la croissance, l’innovation. Les députés réinventent la roue : ce qui fut l’un des ressorts majeurs de la prospérité européenne serait désormais un vice fiscal. Même procès absurde pour les fonds en euros de l’assurance-vie, accusés d’être improductifs alors qu’ils constituent l’un des premiers financeurs… de la dette de l’État lui-même. Le texte va plus loin encore en ciblant les cryptomonnaies, pourtant considérées par de nombreux pays comme un levier stratégique d’investissement et d’innovation, surnommé à juste titre « l’or numérique ». Quand le monde attire ces capitaux, la France choisit de les faire fuir. Enfin, œuvres d’art ou bijoux de famille tomberaient aussi sous la guillotine fiscale. Résultat prévisible : des propriétaires forcés de vendre à des musées ou collectionneurs étrangers. Une érosion silencieuse non seulement d’un héritage personnel mais de tout un patrimoine national.

Le cœur du problème : l’attaque contre la propriété privée

Mais l’enjeu dépasse l’économie. Taxer encore le patrimoine, constitué de revenus déjà imposés, c’est rompre avec un principe fondamental, que l’élue Reconquête explique ainsi : personne n’est vraiment propriétaire de ce qu’il a construit si l’État peut toujours revenir le confisquer. Une rupture de confiance avec ceux qui travaillent, épargnent ou transmettent.

L’ironie ? Chacun devine déjà comment l’État utilisera ces nouvelles recettes. « Que fera-t-il de bien plus productif avec ce qu’il nous prendra ? La bureaucratie, la gabegie, l’assistanat, l’aide publique au développement, les subventions aux associations politisées, l’audiovisuel public, la politique de la ville, les éoliennes,… tout cela n’a rien de productif. » fustige Sarah Knafo. Soit autant de mécanismes qui continuent de ponctionner, à leur détriment, ceux qui créent de la valeur et préparent l’avenir

Que retenir rapidement ?

À quelques jours du vote solennel du budget 2026, prévu le 24 novembre, un amendement concentre toutes les inquiétudes : l’impôt sur la fortune improductiv

Partager