Le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul est confronté à un mécontentement grandissant après les inondations meurtrières qui ont frappé le sud du pays, provoquant au moins 176 décès. La gestion de la catastrophe a suscité de vives critiques, à un moment où le gouvernement prépare des élections anticipées prévues pour mars.
Selon un récent sondage, la popularité d’Anutin aurait été divisée par deux en l’espace de quelques semaines, un recul attribué à une réponse gouvernementale jugée trop lente et insuffisante. De nombreux sinistrés dénoncent un manque de coordination, d’aide d’urgence et d’anticipation face aux risques météorologiques pourtant annoncés.
Anutin a lui-même reconnu des lacunes dans la réaction initiale, estimant que certains mécanismes avaient été « défaillants ». Il a toutefois assuré que des mesures supplémentaires seraient déployées pour venir en aide aux communautés touchées et renforcer la capacité d’intervention de l’État.
Les inondations ont ravagé plusieurs provinces du sud, submergeant des quartiers entiers, endommageant des infrastructures touristiques et coupant l’accès à des zones rurales. Les opérations de secours se poursuivent toujours, tandis que des milliers de personnes restent déplacées.
À quelques mois des élections, cette crise naturelle s’est transformée en enjeu politique majeur. L’opposition accuse le gouvernement d’impréparation, tandis que les partenaires de coalition observent avec inquiétude l’effondrement du soutien public. Le scrutin de mars pourrait ainsi devenir un référendum sur la capacité d’Anutin à diriger en période d’urgence.