Les enfants sont plus actifs quand ils se sentent heureux à l’école (pexels)
Les enfants sont plus actifs quand ils se sentent heureux à l’école (pexels)

Et si la clé pour bouger plus résidait dans le bonheur à l’école ? Une étude menée par la Faculté de santé publique de l’Université de Géorgie, publiée dans Frontiers in Public Health, révèle que les élèves qui se sentent connectés, soutenus et en sécurité dans leur établissement sont aussi les plus actifs physiquement. À l’inverse, les enfants mal à l’aise, isolés ou victimes de harcèlement sont nettement moins enclins à pratiquer une activité physique régulière. Les chercheurs ont analysé les données de plus de 685 000 collégiens et lycéens âgés de 11 à 17 ans, issues de l’enquête sur la santé des étudiants de l’État de Géorgie. Huit indicateurs ont été passés au crible, allant du sentiment de sécurité à l’acceptation culturelle, en passant par le soutien social et l’environnement scolaire. Résultat : un climat positif à l’école ne favorise pas seulement la réussite académique, mais aussi la santé physique et mentale.

Bien-être, activité physique et réussite scolaire : un cercle vertueux

L’étude montre que les adolescents qui se sentent soutenus par leurs pairs et leurs enseignants sont jusqu’à 20 % plus nombreux à maintenir une activité physique régulière au fil du temps, pratiquant au moins quatre à cinq jours d’exercice par semaine. « Les élèves en bonne santé physique sont en bonne santé mentale, et les deux sont liées à de meilleurs résultats scolaires », souligne la chercheuse Janani Rajbhandari, coauteure de l’étude. Mais cette dynamique connaît un revers : la baisse du niveau d’activité avec l’âge. Les chercheurs observent un pic de pratique à la fin du collège, suivi d’un net déclin au lycée, où la plupart des États américains n’imposent qu’une heure de cours de sport obligatoire – souvent suivie en ligne. Sans participation à un sport collectif, beaucoup d’élèves deviennent sédentaires, un phénomène particulièrement marqué chez les filles, 17 % moins actives que les garçons.

Un appel à repenser le rôle de l’école dans la santé des jeunes

Les auteurs insistent sur la nécessité d’investir dans le climat scolaire comme levier de santé publique. « L’adolescence est une période clé où se construisent les habitudes durables. Un environnement positif peut influencer durablement les comportements », rappelle le chercheur principal, Biplav Tiwari. Selon eux, améliorer le bien-être à l’école pourrait contribuer à lutter contre les comportements à risque, l’obésité, l’hypertension et les maladies cardiovasculaires. En somme, l’école ne devrait pas être seulement un lieu d’apprentissage, mais aussi un espace de vie propice à la santé et à la construction de soi. « Pour promouvoir des modes de vie sains, il faut reconnaître l’importance du climat scolaire », conclut Tiwari, appelant à une approche globale de l’éducation et de la santé des jeunes.

Que retenir rapidement ?

Et si la clé pour bouger plus résidait dans le bonheur à l’école ? Une étude menée par la Faculté de santé publique de l’Université de Géorgie, publiée dan

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