FILES-US-POLITICS-AID-MUSK
(FILES) Telsa, SpaceX and X CEO Elon Musk looks on ahead of the inauguration ceremony where Donald Trump will sworn in as the 47th US President in the US Capitol Rotunda in Washington, DC, on January 20, 2025. Musk attacked the US Agency for International Development (USAID) on February 2, 2025, calling it a "criminal organization" after Donald Trump moved to freeze the bulk of Washington's foreign assistance for three months. (Photo by Chip Somodevilla / POOL / AFP)

Lorsqu’il a été signé en 2022, ce contrat comportait une clause permettant un financement potentiel allant jusqu’à 8 milliards de dollars, mais seuls 8 millions avaient été engagés. Pourtant, le DOGE l’a présenté comme une suppression massive de dépenses. Après la révélation de l’erreur, le site du ministère de l’efficacité gouvernementale a discrètement corrigé la somme… sans reconnaître publiquement la faute.

Ce faux bond comptable s’inscrit dans une vague de coupes budgétaires radicales initiées par Elon Musk, sous l’administration Trump II : suppression d’agences, licenciements massifs de fonctionnaires, réduction de l’aide internationale. Mais la crédibilité du DOGE est désormais en question. Martin O’Malley, ancien gouverneur du Maryland, a dénoncé un « amateurisme inédit » au sein du gouvernement fédéral.

Même Musk a admis que des erreurs seraient commises : « Certaines choses que je dirai seront incorrectes et devront être corrigées », a-t-il déclaré lors d’un événement à la Maison Blanche.

Au-delà des erreurs comptables, des experts alertent sur les risques des coupes budgétaires massives. Elaine Kamarck, chercheuse à la Brookings Institution, prévient que ces mesures risquent de compromettre la capacité des États-Unis à gérer des crises majeures, qu’il s’agisse de sécurité nationale, d’aviation ou de santé publique.

Alors que l’administration Trump tente d’imposer sa vision radicale de l’État minimal, la gestion du DOGE pourrait rapidement « leur exploser à la figure », selon Kamarck.

Partager