Le Palace rouvrira fin 2026 - Mickael Chetrit promet un retour à l’esprit concert
 Le Palace rouvrira fin 2026 - Mickael Chetrit promet un retour à l’esprit concert

Fermé depuis 2023, le mythique théâtre Le Palace, dans le 9ᵉ arrondissement de Paris, va reprendre vie. Le producteur Mickael Chetrit, nouveau propriétaire des lieux, a annoncé une réouverture prévue pour octobre 2026, après un an de travaux. Avec l’aide du décorateur Jacques Garcia, il entend redonner à la salle son aura d’antan, celle d’un haut lieu de la scène musicale et artistique.

Une renaissance inspirée de l’âge d’or des années 1980

« Je veux recréer l’ADN du Palace à l’époque où il accueillait des concerts », a déclaré Mickael Chetrit à l’AFP. Le théâtre, célèbre pour ses nuits endiablées entre disco, rock et mondanités, a marqué l’histoire culturelle parisienne à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Prince, Serge Gainsbourg, Grace Jones s’y produisaient, pendant que Mick Jagger, Andy Warhol ou Karl Lagerfeld dansaient en coulisses. Le lieu accueillait aussi un restaurant en sous-sol, décoré par Gérard Garouste.

Mais le Palace a connu une histoire chaotique. Après un déclin progressif dû au reflux de la vague disco, il est resté à l’abandon entre 1996 et 2008, avant de rouvrir brièvement entre 2018 et 2023. Depuis deux ans, la salle et son sous-sol ne sont plus occupés, et ont souffert d’un sérieux manque d’entretien, comme a pu le constater l’AFP lors d’une récente visite.

Une rénovation orchestrée par Jacques Garcia pour « faire revivre l’exubérance »

Pour faire revivre l’esprit du lieu, Mickael Chetrit a confié la rénovation à Jacques Garcia, décorateur emblématique qui fut lui-même un habitué du Palace. « J’ai passé ma vie ici, avec des fêtes les unes après les autres aux côtés de gens hallucinants », a-t-il confié à l’AFP, promettant une restauration fidèle à l’exubérance qui a forgé le mythe.

Avec une capacité annoncée de 1 400 places, le théâtre ambitionne de redevenir une scène prisée des artistes. Pour Chetrit, l’objectif n’est pas de faire un musée du passé, mais de puiser dans son héritage pour créer un lieu vivant, à l’image du Palace d’antan, où « Yves Saint Laurent pouvait danser à côté du mec qui débarrassait les poubelles », dit-il à l’AFP.

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