Concert du Nouvel An 2026 à Vienne - tradition Strauss et nouveautés inédites
Concert du Nouvel An 2026 à Vienne - tradition Strauss et nouveautés inédites

Le 1er janvier 2026, l’Orchestre philharmonique de Vienne a donné au Musikverein son 86e Concert du Nouvel An, dirigé pour la première fois par Yannick Nézet-Séguin. Diffusé en direct à la télévision, à la radio et sur Internet, ce rendez-vous a mêlé l’ADN viennois des valses et polkas à un choix plus ouvert, marqué par plusieurs œuvres jamais jouées auparavant dans cette tradition.

Yannick Nézet-Séguin pour une édition entre classicisme et élégance

Selon l’Orchestre philharmonique de Vienne, le chef canadien avait été annoncé dès le 1er janvier 2025 pour tenir la baguette de cette édition 2026. Dans l’esprit d’un concert qui reste sans chef permanent et dont la direction est choisie par les musiciens, Yannick Nézet-Séguin a mené une programmation où la famille Strauss conserve sa place centrale, avec Johann Strauss fils, mais aussi Johann Strauss père, Josef et Eduard Strauss.

Le déroulé a respecté le cérémonial attendu : après un programme alternant ouvertures, galops et polkas, le concert s’est refermé sur les rappels incontournables, avec Le Beau Danube bleu de Johann Strauss fils puis la Marche de Radetzky de Johann Strauss père, rituel qui signe chaque année la conclusion du Nouvel An viennois.

Six œuvres inédites, deux compositrices et une ouverture internationale

Toujours selon l’Orchestre philharmonique de Vienne, le programme publié le 29 octobre 2025 annonçait six pièces inédites dans l’histoire du Concert du Nouvel An, dont deux signées par des femmes. La soirée a ainsi fait entendre Le Chant des sirènes de Josefine Weinlich et Rainbow Waltz de Florence Price, deux œuvres présentées dans des arrangements de Wolfgang Dörner, une rareté dans un répertoire longtemps resté très masculin.

La sélection a aussi élargi le cadre viennois habituel avec un clin d’œil au compositeur danois Hans Christian Lumbye, dont le Galop du chemin de fer de Copenhague a apporté une couleur différente au milieu des valses autrichiennes. Côté “premières fois”, la soirée a également intégré, entre autres, Légendes du Danube de Carl Michael Ziehrer, Galop Malapou de Joseph Lanner, Brausteufelchen d’Eduard Strauss, et, parmi les rappels, Cirkus de Philipp Fahrbach fils, confirmant la volonté d’alterner grands classiques et découvertes sans rompre avec l’esprit du 1er janvier à Vienne.

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