Depuis ce dimanche 1er mars 2026, certains plans d’épargne logement (PEL) arrivent automatiquement à échéance. Sont concernés les PEL ouverts à partir du 1er mars 2011, dont la durée de vie est désormais limitée à 15 ans. Une règle issue de la loi de finances rectificative pour 2010.
Concrètement, un PEL ouvert en mars 2011 se ferme en mars 2026. Au total, sur les neuf millions de PEL existants, environ 3,2 millions seront concernés d’ici à 2030. Cela représente près de 93 milliards d’euros d’encours sur les 202,9 milliards enregistrés à fin septembre 2025. En revanche, les PEL ouverts avant le 1er mars 2011 ne sont pas soumis à cette limite et peuvent être conservés sans durée maximale.
Que devient votre argent ?
À l’issue des 15 ans, le PEL est automatiquement transformé en livret d’épargne classique, avec un taux fixé par la banque. Le taux d’origine du PEL, lui, dépend de l’année d’ouverture et reste garanti jusqu’à la fermeture : 1,75 % pour ceux ouverts en 2025, 2 % pour ceux ouverts après le 31 décembre 2025.
Avant l’échéance, les titulaires peuvent utiliser leur PEL pour solliciter un prêt épargne logement ou décider de le clôturer volontairement afin de récupérer les fonds pour d’autres projets.
Les banques préviennent généralement leurs clients un à deux mois avant la fermeture automatique et proposent un rendez-vous avec un conseiller pour envisager une réallocation des sommes. Certaines ont déjà mis en place des dispositifs spécifiques : la Société Générale, par exemple, prévoit de transférer automatiquement les fonds vers un livret au taux promotionnel de 1,70 % jusqu’à 70 000 euros, puis 0,30 % au-delà.
Selon plusieurs spécialistes, les épargnants concernés pourraient aussi s’orienter vers l’assurance-vie, souvent jugée plus attractive à long terme en matière de rendement, de fiscalité et de garantie du capital.